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Comment l’inflation et les hausses de taux d’intérêt menacent-elles l’emploi des jeunes


Alors que la Banque du Canada continue de refroidir l’économie pour rendre la vie plus abordable, l’emploi des jeunes risque d’en faire les frais. Cela est arrivé par le passé et est en voie de se répéter.


Comment en sommes-nous arrivés là ?

Lorsque la pandémie de COVID-19 a frappé, l’arrêt de l’activité économique a été un choc. Le PIB s’est effondré, et le gouvernement a été contraint d’intervenir avec des programmes d’aide tels que le Fonds d’intervention d’urgence du Canada, l’Allocation de rétablissement en cas de maladie et la Subvention salariale d’urgence, afin de garantir que la récession la plus profonde depuis la Grande Récession serait de courte durée.


Lorsque « l’extérieur s’est ouvert », cela s’est fait avec des chaînes d’approvisionnement déficitaires et des Canadien·ne·s qui avaient fait des économies pour faire face à la pandémie. Puis est arrivée la vague de départs à la retraite et la « Grande Démission », qui ont contribué au taux de chômage le plus bas de l’histoire.


Ces facteurs et d’autres se sont combinés pour exercer une pression sur les prix, et le coût de la vie a commencé à augmenter. L’inflation a culminé en juin dernier à 8,1 %, bien au-delà de l’objectif annuel de 2 % fixé par la Banque du Canada. La Banque centrale a réagi en augmentant les taux d’intérêt. Le taux d’intérêt au jour le jour est passé de 0,25 en mars 2022 à 4,5 % aujourd’hui.


Pourquoi l’emploi des jeunes est-il menacé ?

Les entreprises étant confrontées à la hausse des coûts d’emprunt, le taux de chômage devrait augmenter. Les jeunes, dont le taux de chômage est deux fois plus élevé que celui des adultes, sont généralement les premier·ère·s à être licencié·e·s. De fait, il est moins coûteux de les licencier, et les employeur·euse·s ont tendance à garder ceux et celles qui peuvent assumer plusieurs rôles pour combler les lacunes. N’étant pas sur le marché du travail depuis longtemps, les jeunes n’ont souvent pas l’expérience nécessaire pour bénéficier de la sécurité de l’emploi.


Les programmes gouvernementaux ont aidé

Dans les années 1970 et 1980, une inflation à deux chiffres a entraîné des hausses de taux d’intérêt, comme c’est le cas aujourd’hui. La stagflation s’est transformée en récession et ce fut une période terrible pour l’économie et l’emploi des jeunes.


Les stratégies telles que la formation, le conseil et le relogement étant inadéquates, le gouvernement est intervenu avec des programmes de création d’emplois, tels que Perspective-jeunesse, le Programme d’initiatives locales et le Programme d’aide à la création locale d’emploi, pour aider les étudiant·e·s et les jeunes défavorisé·e·s. Elles et ils ont été mieux protégé·e·s du chômage cyclique, mais sont resté·e·s vulnérables aux grands changements tels que les progrès technologiques, qui peuvent rendre certains emplois obsolètes.


Dans les années 1990, alors que les emplois pour les jeunes dépendaient fortement de l’éducation et devenaient de plus en plus à temps partiel, des programmes gouvernementaux tels que Service jeunesse Canada et Jeunes stagiaires Canada offraient une formation professionnelle et une expérience de travail.

Après la Grande Récession de 2008 et 2009, le gouvernement a modifié et étendu ce programme, initialement destiné aux jeunes défavorisé·e·s et aux jeunes vivant dans les réserves, à l’ensemble des jeunes Canadien·ne·s afin de leur permettre d’acquérir des compétences et de l’expérience. Le succès est discutable.


Que se passe-t-il maintenant ?

Les programmes de soutien à l’emploi des jeunes doivent évoluer et mieux s’adapter au chômage cyclique, qui accompagne les changements économiques, et aux changements du chômage structurel découlant de la technologie.


Pour en savoir plus sur la récession, son impact sur le chômage des jeunes et les programmes qui ont une incidence sur leur emploi, téléchargez le Rapport sur l’état du secteur du Conseil Canadien pour la réussite des jeunes.

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